Printemps 2005 - n°13


E D I T O

Adieu neige. Bonjour bourgeons, bourdons et biberons ! Avec le retour du printemps, 3 nouvelles recrues et 2 naissances sont annoncées. Une riche actualité qui reflète l'intense activité de la ruche Occurrence
Assaël Adary et Benoit Volatier


Q U E S T I O N S     S U R     M E S U R E

Le Professeur Véronique Richard, nouveau directeur du Celsa, Université de Paris IV Sorbonne et Laurent Sabbah (Celsa), Directeur de la communication interne du Club Méditerranée nous font le plaisir de répondre à nos questions sur mesure..

Occurrence: Peut-on tout mesurer ?
Véronique Richard : J'aime l'idée de mesure quand elle s'associe comme chez Aristote à la justesse ("la juste mesure"), à la prudence (surtout dans un monde "incertain") et à la recherche d'équité et de vérité.
Laurent Sabbah : Si les yeux et les oreilles sont grands ouverts, le cœur et l'esprit disponibles, et étant donné que tout a une dimension qu'elle soit affective, spirituelle ou physique, nous avons toujours l'opportunité de tout jauger, évaluer, mesurer ou estimer.

Occurrence: Quel est votre instrument de mesure préféré ?
Véronique Richard : Les outils qualitatifs, comme l'entretien et l'observation. Mais je me sers aussi d'indicateurs quantitatifs, surtout quand ils peuvent être traités sur une période donnée ou comparés avec des secteurs voisins.
Laurent Sabbah : Le cœur à travers la fréquence cardiaque qu'il génère. Les systoles et diastoles me semblent être de bons indicateurs pour prendre la mesure des gens et des choses.

Occurrence: Combien mesurez-vous ?
Véronique Richard : Je me considère à juste titre comme de petite taille (1m57) mais toujours disposée à grandir en connaissances et en rencontres... et j'accepte in fine d'être "mesurée" à l'aune de mes décisions et actions.
Laurent Sabbah : Ce jeudi matin à 9h09 ou j'écris ces lignes, ma mesure est de 72 pulsations/minute. Mais la journée ne fait que commencer, et j'aurai certainement l'occasion d'aller au-delà !

H U M E U R

Puis-je goûter votre jus de cerveau s'il-vous-plaît ?

Imaginez un charcutier-traiteur qui fasse goûter gratuitement la moitié de ses marchandises afin que le client puisse le comparer avec son concurrent d'en face. Si vous avez le malheur de vendre du jus de cerveau au lieu de pâté de tête, c'est ce que les appels d'offres vous imposent. Qu'il s'agisse d'une campagne de publicité, d'un magazine institutionnel ou d'un événement grand public, c'est sur vos idées que l'on vous juge. Et la règle veut que l'on donne ses idées avant de pouvoir les vendre. Nous autres, gens d'études, échappons à cette règle. Nos clients n'exigent pas encore que nous interrogions un échantillon du futur échantillon pour leur donner un avant-goût des résultats. Alors quand je pense à nos confrères prestataires en communication, je mesure mon bonheur. Benoit Volatier

E N     L ' O C C U R R E N C E

La FFMEE lance un outil de mesure de l'impact des stands sur les salons avec Occurrence

La Fédération Française des Métiers de l'Exposition et de l'Evénement a retenu Occurrence au terme d'un appel d'offres pour concevoir la méthode et procéder aux évaluations. Pour François Sire, vice-président de la FFMEE : "Le salon est un média. Comme les autres médias et techniques de communication, c'est en évaluant ses performances qu'il pourra faire valoir ses atouts". Le dispositif d'évaluation, présenté aux membres de la Fédération le 9 février dernier, mesure notamment la qualité et la durée du contact entre le visiteur et les exposants. La constitution d'une base de données permettra à terme de comparer les performances des stands et de créer des standards. www.ffme.org

3e cycle Etudes stratégies décisions marketing à l'ISC

L'institut supérieur du Commerce a accueilli en septembre dernier la première promotion d'un 3e cycle dédié au métier des études. Ouvert aux titulaires de maîtrise, d'un diplôme d'école de commerce ou aux professionnels justifiant de 3 années d'expérience, son programme forme de futurs responsables études chez l'annonceur ou chargés d'études en institut. Son programme comprend 6 mois de cours fondamentaux (550 heures) et 6 mois de mission en entreprise ou cabinet d'études. Parmi les professionnels intervenants, Assaël Adary y anime l'atelier pédagogique d'études qualitatives. http://www.3cycles.com/index.php?contexte=Programme&Cycles=ESDM

Journaux d'entreprise "Dis-moi comment tu t'appelles, je te dirai qui tu es..."

Nous vous annoncions dans notre dernière newsletter la présentation à l'UJJEF d'un outil d'aide à la réflexion en matière de nommage des journaux d'entreprise, fondé sur l'étude de près de 600 publications internes ou externes, issues de tous les secteurs économiques. Cette base de données est désormais accessible à nos clients sur le site d'Occurrence à l'adresse suivante : www.occurrence.fr/UJJEF.html

La qualité n'exclut pas le contrôle

Il y a un an, Occurrence obtenait sa Certification ISO 9001 version 2000. L'audit de contrôle qualité constitue une étape annuelle obligatoire ayant pour but de vérifier la bonne application du système, de constater les progrès réalisés et d'identifier les points faibles à corriger. Il se déroulera le 20 avril prochain.

Emmanuelle Bindé rejoint Occurrence comme chargée d'études junior

Emmanuelle Bindé a 30 ans et quelques années d'expérience en agences conseil en communication et au sein de la RATP en tant que chargée de com. externe. Une envie de prendre du recul vis-à-vis des outils et techniques de communication la pousse à reprendre ses études à la Sorbonne en licence puis en maîtrise de sociologie. Et si vous la croisez dans un cours de Salsa, c'est qu'elle travaille à son mémoire sur la diffusion de la danse afro-caribéenne en France.

Le retour des cigognes

Nos deux chargées d'études seniors Laure Aumonier et Raphaële Mouska, qui attendent un heureux événement, seront en congé de maternité pendant quelques semaines. A très bientôt dans le carnet rose!

A G E N D A

7 et 8 avril : formation UJJEF "Evaluer vos actions de communication"

Comment démontrer l'efficacité d'une action de communication? Quelles sont les vertus, mais aussi les limites de la mesure appliquée à la communication d'entreprise ? Cette formation de 2 jours aborde les bases méthodologiques quantitatives et qualitatives ainsi que l'analyse des retombées presse ou le benchmarking.
http://www.ujjef.com/index.php?idCategorie=33&idRubrique=7&RepertoireInclude=carriere

21 et 28 avril : petit-déjeuner à Occurrence "10 ans d'études de lectorat"

A l'occasion du 10eme anniversaire d'Occurrence, Assaël Adary présentera la synthèse de 10 années d'expérience en études de lectorat et de 70 audits de supports. Comment le lectorat a-t-il évolué ? Que demande-t-il aux publications d'entreprise ? Quels sont les grands enseignements d'une décennie d'écoute attentive des lecteurs mais aussi des agences et des annonceurs? Bilan, constats : de nombreux exemples à l'appui. Une présentation qui se veut aussi un moment de débats et d'échanges, ouvert aux annonceurs comme aux agences.
Invitation sur demande : 10ans@occurrence.fr

2 et 3 juin : formation Celsa "Evaluer les actions de communication"

Après avoir abordé les enjeux de la mesure en communication, puis les différents éléments méthodologiques, Assaël Adary et Benoit Volatier illustrent leur propos par des exemples-types d'évaluation. Ce séminaire sur 2 jours est proposé deux fois par an depuis plus de 5 ans au Celsa.
http://www.celsa.fr/frames_plan/index_formation_seminaires_catalog.htm

R A P P E L     M E T H O D O

Impact dans 15 secondes

Impact, impacté*, impactant*. Très souvent employé dans nos métiers de communicants, ce vocable mérite que l'on s'y attarde. Le Petit Robert nous parle d'effet d'une action forte, brutale, d'influence. Dans certains cas, l'impact se quantifie : taux de couverture, fréquence de répétition sur la cible. Nous sommes alors dans une logique d'émission, de médias : de quelle force de frappe bénéficie mon message. Dans d'autres, il se qualifie : comment se mémorise-t-il, m'est-il bien attribué, valorise-t-il sa cible, provoque-t-il du plaisir, incite-t-il à l'achat ? Nous nous plaçons dès lors dans une logique de réception, d'effet du message sur la cible. Conclusion ? Attention, un impact peut en cacher un autre. * formes impropres, le verbe impacter n'existe pas.

L E     C H I F F R E

31,2 milliards d'euros

Chaque année l'IREP et France Pub dévoilent le montant investi en communication par les annonceurs. En 2004, un tiers fut dépensé dans les grands médias : presse, télévision, affichage, radio, cinéma contre deux tiers en "hors médias": marketing direct, promotion, relations publiques, salons, etc. Mais si les annonceurs connaissent à l'euro près leurs dépenses, savent-ils ce qu'elles rapportent? C'est bien là notre obsession: évaluer le retour sur investissement de ces 31, 2 milliards d'euros en termes de notoriété, d'image, de réputation, d'incitation.


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Benoit Volatier - Assaël Adary
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