Automne 2009 - n°31
EDITO
Entre H1N1 et G20, Occurrence vous propose pour commencer l'automne, des questions, des réponses, en chiffres et en mots, toujours avec humour et précision.
Assaël Adary et Benoit Volatier
QUESTIONS SUR MESURE
Pascale Zobec, responsable des études marketing à La Française des Jeux, Donovan Hawker, directeur général d'Opinion Valley et Albane Jacquot, responsable du pôle événementiel et sponsoring d'Occurrence, nous font le plaisir de répondre à nos questions sur mesure...
Occurrence : Peut-on tout mesurer ?
Pascale Zobec : Nous arrivons à mesurer les distances les plus invraisemblables, des plus grandes aux plus petites, nous mesurons nos efforts et nos progrès en nous fixant des objectifs, nous pouvons tout mesurer à partir du moment où l'on définit un point de départ et d'arrivée.
Donovan Hawker : Non. On ne mesure que ce qui est observable, le résultat d'une action, d'une expression. L'intention, l'envie, le désir, la projection, la création, le pari sur l'avenir contiennent toujours leur part de mystère et de démesure. D'où l'importance de l'interprétation, pour mieux appréhender ce que l'on observe et en tirer du sens.
Albane Jacquot : : Non, ce serait trop triste. Il est difficile de mesurer objectivement les sentiments par exemple. Et puis comment mesurer l'humour ? Si on commence à mesurer les rires, ça ne devient plus drôle du tout.
Occurrence : Quel est votre instrument de mesure préféré ?
PZ : Le mètre du couturier car il est proche de la distance que je perçois le plus facilement et donc que je m'approprie la mieux.
DH : Le coeur. “Beauty is in the eye of the beholder” : l'opinion étant subjective, je cherche à comprendre le système de valeurs de mon interlocuteur. A défaut d'un échange direct, je préfère le "quali" au "quanti" car les questionnaires fermés en disent davantage sur le commanditaire que sur son "échantillon".
AJ : Le métronome, parce qu'il donne le sens du rythme, il fournit le tempo aux musiciens. C'est un guide dont il est possible et parfois même souhaitable de se détacher.
Occurrence : Pouvez-vous donner un chiffre qui vous caractérise ?
PZ : Le 13, car c'est un jour de chance. Lorsqu'il est associé à un vendredi je double ma chance et je n'oublie pas de jouer au Loto. Le 13 car je suis née un 26 (2x13), car j'ai habité les plus belles périodes de mon enfance au 13 avenue du pré au bois, car c'est le symbole de vie chez nous (mon frère et ma soeur sont nés un 13 et mon père un 26).
DH : Trois. Toujours trois exemples, trois arguments. Le troisième homme est médiateur et cherche la troisième voie. Le troisième temps est à la fois synthèse et passage à l'acte. Promesse et prise de risques. A vos marques! Prêts? Partez! Un, deux, trois... soleil!
AJ : Le 1, car ma fille vient de souffler sa première bougie et fait ses débuts dans la vie. C'est toujours par là que les choses commencent : 1, 2, 3 et on y va !
HUMEUR
Le bonheur, le silence et la peur
En ces temps perturbés un proverbe a le vent en poupe chez nos clients : "pour vivre heureux, vivons cachés !". Dans l'entreprise, caché signifie "silencieux". Sale temps pour la Com... Gros défi pour les Dircoms. En temps normal, ils sont payés pour que l'entreprise prenne la parole ; "pourquoi continuer à payer un Directeur du Silence ?", pense très fort le PDG. Partout la peur de l'avenir impose une chape de plomb. Mais le PDG lui-même, face à la crise, aux repères chamboulés et au futur opaque, n'a qu'une formule pour répondre aux inquiétudes des collaborateurs : "Je n'ai rien à dire". Malheureux ! Le silence attise les peurs.
Benoit Volatier
EN L'OCCURRENCE
Occurrence poursuit son engagement dans Syntec Etudes Marketing et Opinion
En juillet, le syndicat des professionnels des études a élu son nouveau président, Patrice Bergen (IPSOS). Deux nouveaux vice-présidents ont également été élus par leurs confrères, Yannick Carriou (TNS Sofres) et Benoit Volatier. Benoit interviendra notamment sur la communication du syndicat.
Occurrence à l'Université Catholique de Louvain
Assaël Adary participera au colloque "Contredire l'entreprise" à l'Université Catholique de Louvain, organisé à l'occasion du départ d'Axel Gryspeerdt, professeur émérite. Assaël interviendra sur l'évaluation de la contradiction des entreprises et nourrira son intervention d'exemples issus de sa riche expérience.
LE CHIFFRE
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C'est la surface en mètres carrés des bureaux du 3ème étage au 13 rue Sainte Cécile. Ces bureaux se libèrent, avis aux amateurs. Un immeuble de prestige, au coeur de Paris, avec en prime des voisins sympas et discrets : Occurrence au 4ème étage.
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